La
date du 07 février, commémorant la disparition du professeur Cheikh
Anta Diop, un des grands savants de l'Afrique et du monde, n'est pas
convenable selon le professeur Buuba Diop. Par conséquent, il propose
"une période intense de recherches et d'animation à l'Ucad". Buuba Diop
s'exprimait ainsi à l'occasion d'un carrefour d'actualité sur "la vie
et l’œuvre de Cheikh Anta Diop" organisé par le Cesti, le mercredi 12
février. A ses côtés, il y avait les professeurs Aboubacay Moussa Lam,
un égyptologue et Thierno Diop du Cesti, tous Cheikh Antistes.
« Concentre-toi sur le chemin que tu as à parcourir, ne regrette pas ce que tu as vécu. Toutes les expériences et les cicatrices ont fait de toi la personne que tu es »
samedi 15 février 2014
jeudi 13 février 2014
AUDIO : GROUPE SCOLAIRE CELESTIN FREINET DE DAGANA, UNE ECOLE INNOVATRICE
L’Association sénégalaise de l’école moderne
(ASEM), en collaboration avec l’Association Morgane basée à Paris, a
bâti à Dagana un groupe scolaire inspiré par la pédagogie Freinet. Un
système d’enseignement basé sur des techniques de vie, de coopération et
surtout sur la liberté d’expression, mis en œuvre par un
pédagogue français, Célestin Freinet. Ce partenariat a également permis à l’ASEM de disposer d’un Centre de formation et d’hébergement pour ses membres. Reportage.
mercredi 5 février 2014
REPRESSION POLITIQUE EN RDA : 20 ANS APRES, DES EFFETS PERSISTENT ENCORE
La République Démocratique d’Allemagne (Allemagne
de l’Est ou Stasi), a connu une dictature marquée par une répression constante du
pouvoir politique sur les populations. Des personnes ont été emprisonnées,
torturées, poursuivies souvent espionnées par le régime. Vingt ans après, des
acteurs prennent la parole pour témoigner et dénoncer.
« J’ai parlé des victimes en chantant pour un bon socialisme et j’ai fini en prison », c’est ainsi que s’est exprimé le chanteur allemand, Karl Heinz Bomberg à l’occasion d’une conférence tenue à la Fondation Konrad Adenauer (FKA), le lundi 03 février. Il s’agit au cours de cette conférence d’expliquer les effets tardifs de la répression politique en ex-Allemagne de l’Est (La République Démocratique d’Allemagne: RDA), entre 1945 et 1989, d’où le thème « Plaies invisibles ».
« J’ai parlé des victimes en chantant pour un bon socialisme et j’ai fini en prison », c’est ainsi que s’est exprimé le chanteur allemand, Karl Heinz Bomberg à l’occasion d’une conférence tenue à la Fondation Konrad Adenauer (FKA), le lundi 03 février. Il s’agit au cours de cette conférence d’expliquer les effets tardifs de la répression politique en ex-Allemagne de l’Est (La République Démocratique d’Allemagne: RDA), entre 1945 et 1989, d’où le thème « Plaies invisibles ».
Pour l’occasion le
Docteur Bomberg avait à ses côtés Madame Erika Kunz, (allemande) qui ont tous
deux assisté des personnes victimes de cette répression politique. Ayant travaillé comme
médecin anesthésiste en RDA, Bomberg a laissé entendre qu’il a chanté dans des
églises pour dénoncer la dictature et l’oppression dont les populations étaient
victimes. Ce qui lui a valu la prison pendant plusieurs mois.
Ces personnes étaient
le plus souvent la cible de manipulation, de déstabilisation mentale, de
persécution, de détention politique entre autres. Des actes qui ont eu des
lourdes conséquences sur les victimes à savoir des graves troubles, des
dommages psychologiques, des traumatismes… selon Bomberg.
Pour cet homme considéré
par les autorités de l’époque comme « un
révolté dangereux », son combat
reste et demeure toujours afin de respecter la dignité de ces victimes, en
quête d’un avenir meilleur.
Et de poursuivre « la situation de la guerre froide a beaucoup
marqué la génération après la guerre mondiale, c’est pourquoi j’ai décidé de
mener cette étude ». Avant d’ajouter « c’est une expérience qui m’a permise d’aider les victimes. Il est
également important de parler de la chute du mûr de Berlin, 20 ans après ».
On retiendra aussi de
lui que la répression s’étend sur trois (3) phases. De 1945 à 1949, un
tiers (1/3) des détenus sont morts. Ensuite, entre 1949 et 1972 on assiste à
des conditions extrêmes de détentions. Et la torture psychologique entre 1972
et 1989.
A en croire le
conférencier, le nombre de personnes incarcérées en réalité est estimé à 300 000
pour motifs politiques et/ou sous prétextes insignifiants. Aujourd’hui, 100 000
d’entre elles subiraient encore des dépressions ou des syndromes
post-traumatiques ou d’angoisses.
Quant à la représentante
résidente de la FKA, Andrea Kolb, elle a qualifié « la RDA d’une dictature pure et dure qui a
causé des troubles mentaux et des dommages psychologiques ».
Pour sa part, Erika
Kunz s’est appesantie sur la situation des femmes turques victimes de cette
situation, surtout celle des filles. Selon elle, ces dernières sont déracinées
et angoissées, parfois atteintes de troubles psychiques et d’autres maladies.
Par ailleurs, elle a
évoqué « l’aspect tabou de la
sexualité chez les turcs compte
tenu de leur religion ». Ce qui pour elle, constitue un obstacle au dialogue
avec ces victimes. « Ces filles sont,
en général, timides, tendues… elles souffrent de leurs états d’âme, ne savent
plus comment se comporter et préfèrent même disparaitre de la terre »
a-t-elle déploré. Néanmoins, Madame Erika a assuré qu’elles sont soutenables, à
condition d’examiner leur situation psychologique au préalable.
Au cours des débats,
les questions n’ont pas manqué du côté de l’assistance. Ainsi, le psychothérapeute
et psychanalyste Bomberg, a répondu comme quoi que « l’on peut guérir les traumatismes subis par les victimes ».
Toutefois, il a précisé que « le
processus est long mais surmontable. Il
faut aussi que la société accepte et intègre les victimes ». Dr Bomberg
a également indiqué qu’il est en train d’écrire
un livre dans ce sens.
Chanteur engagé, Karl
Heinz a terminé sa présentation sur des notes de chansons composées lors de sa
détention pendant la répression politique en ex-RDA.
jeudi 30 janvier 2014
AUDIO : LA CPI, UNE JURIDICTION RACISTE ?
Le Cesti
a organisé, ce mercredi 29 janvier, un carrefour d'actualités sur le
thème : "les relations bilatérales entre le Sénégal et les Pays-Bas". Au
cours de cette conférence, l'ambassadeur des Pays-Bas au Sénégal,
Pieter Jan Kleiweg De Zwaan, s'est prononcé sur la question de la
légitimité de la Cour pénale internationale.
Il a également expliqué aux étudiants les rapports politiques,
économiques et de développement qui existent entre son pays et le
Sénégal.
lundi 27 janvier 2014
AUDIO : FKA : L'EXCELLENCE ET L'ENGAGEMENT SOCIAL COMME CRITERES DE SELECTION
vendredi 24 janvier 2014
AUDIO : SENEGAL-MEDIAS : LES FEMMES DE MOINS EN MOINS VISIBLES
C’est un document de 20 pages qui a
consacré l’étude de monitoring « Femmes-Médias » menée par le
journaliste Tidiane Kassé en collaboration avec Article 19. Venu présenter ce rapport, à l’occasion d’un carrefour d’actualités organisé par le Cesti, le mercredi 22 janvier, Monsieur Kassé a évoqué les préjugés dont les femmes sont victimes dans le traitement par les médias, des questions concernant ces dernières.
SENEGAL-MEDIAS : LA REPRESENTATION DES FEMMES AU COEUR DES DEBATS
Dans
le cadre de sa pédagogie active, le Cesti a organisé un carrefour
d’actualités à l’intention de ses étudiants, le mercredi 22 janvier.
Premier de l’année 2014, cette conférence s’est axée sur « la place des femmes dans les médias au Sénégal ». Un thème sensible suscitant beaucoup de réactions.
La
problématique de la représentation des femmes demeure, de nos jours, au
cœur des préoccupations quotidiennes. C’est dans ce cadre que le Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information
(Cesti) a organisé un carrefour d’actualités sur le thème « la place
des femmes dans les médias au Sénégal ». Une thématique qui vient à
point nommé, surtout quand-on sait que le Cesti s’intéresse beaucoup aux
questions liées à la femme. Pour preuve, depuis quelques années,
l’établissement dispense un cours de « genre » à ses étudiants pour
mieux appréhender ce concept.
Pour l’occasion, le Cesti a invité un partenaire, l’organisation indépendante des droits humains « Article 19 »,
pour débattre de ces questions liées à la représentation des femmes
dans les médias. En effet, Article 19 a procédé par la présentation
d’une étude de monitoring « femmes-médias » menée par le journaliste
Tidiane Kassé (ancien cestien). Ce rapport de 20 pages a été réalisé sur
la période de mars à avril 2013. Cette recherche, selon son auteur
Tidiane Kassé, s’est portée sur un échantillon du contenu de certains
médias (quotidien, radio, télévision) pendant la durée ci-dessus citée.
Il
a indiqué que dans cette étude, il s’est basé sur un certain nombre
d’éléments pour juger la place de la femme dans les médias. Il s’agit de
la dévalorisation, du manque de constance et d’estime des femmes entre
autres.
Au terme de cette expertise, « nous sommes rendus compte qu’il y a une présence marginale, un intérêt évènementiel, un déficit de visibilité, un manque de suivi et un faible traitement des questions liées aux féminines » a-t-il ajouté. Et de poursuivre « il ya des appréhensions biaisées de la par des journalistes sur ces aspects ».
Abondant dans le même sens, le Directeur du Cesti a laissé entendre qu’un « bon journaliste doit être un capteur et déchiffreur de la réalité ». Il a également réaffirmé l’attachement de son établissement sur le sujet. Tout en rappelant que ce carrefour entre dans le cadre de la pédagogie active que l’école promeut.
De son côté, la Directrice régionale de « Article 19 » a insisté sur les stéréotypes et les préjugés dont les femmes sont très souvent victimes. On retiendra d’elle que « c’est dans le but de lutter contre cela, que nous avons décidé de mener une étude sur ce thème en vue de renverser la tendance ». Selon Madame Fatou Jagne Senghor, Article 19 est outil de plaidoyer qui leur a permis de comparer les médias et leur travail sur une question bien déterminée.
Par ailleurs, les débats ont été fructueux puisque les questions des étudiants n’ont pas manqué, mais également les contributions de certains experts présents sur place. Des témoignages aussi, il y en a eu de part et d’autre. Les contraintes et les violences physiques et psychologiques faites aux femmes dans l’exercice du métier de journaliste, n’ont pas été passées sous silence.
Enfin, Monsieur Kassé, a insisté sur le renforcement des capacités et la réforme des questions liées aux femmes dans les médias. Mais aussi, de changer la manière de voir et d’appréhender ces questions. Il a également invité les futurs journalistes à « l’autocritique des médias » pour ne pas biaiser l’information au moment de sa collecte et de son traitement.
Cette rencontre s’est déroulée en présence du personnel administratif et du corps professoral du Cesti, mais aussi de plusieurs invités et acteurs concernés ou militant pour les droits de l’homme en général, et des femmes en particulier.
Au terme de cette expertise, « nous sommes rendus compte qu’il y a une présence marginale, un intérêt évènementiel, un déficit de visibilité, un manque de suivi et un faible traitement des questions liées aux féminines » a-t-il ajouté. Et de poursuivre « il ya des appréhensions biaisées de la par des journalistes sur ces aspects ».
Abondant dans le même sens, le Directeur du Cesti a laissé entendre qu’un « bon journaliste doit être un capteur et déchiffreur de la réalité ». Il a également réaffirmé l’attachement de son établissement sur le sujet. Tout en rappelant que ce carrefour entre dans le cadre de la pédagogie active que l’école promeut.
De son côté, la Directrice régionale de « Article 19 » a insisté sur les stéréotypes et les préjugés dont les femmes sont très souvent victimes. On retiendra d’elle que « c’est dans le but de lutter contre cela, que nous avons décidé de mener une étude sur ce thème en vue de renverser la tendance ». Selon Madame Fatou Jagne Senghor, Article 19 est outil de plaidoyer qui leur a permis de comparer les médias et leur travail sur une question bien déterminée.
Par ailleurs, les débats ont été fructueux puisque les questions des étudiants n’ont pas manqué, mais également les contributions de certains experts présents sur place. Des témoignages aussi, il y en a eu de part et d’autre. Les contraintes et les violences physiques et psychologiques faites aux femmes dans l’exercice du métier de journaliste, n’ont pas été passées sous silence.
Enfin, Monsieur Kassé, a insisté sur le renforcement des capacités et la réforme des questions liées aux femmes dans les médias. Mais aussi, de changer la manière de voir et d’appréhender ces questions. Il a également invité les futurs journalistes à « l’autocritique des médias » pour ne pas biaiser l’information au moment de sa collecte et de son traitement.
Cette rencontre s’est déroulée en présence du personnel administratif et du corps professoral du Cesti, mais aussi de plusieurs invités et acteurs concernés ou militant pour les droits de l’homme en général, et des femmes en particulier.
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