jeudi 23 octobre 2014

AMPHI DE RENTREE AU CESTI : LE RAPPEL DES REGLES ET DES EXIGENCES

Le Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information (Cesti) a procédé, le mercredi 22 octobre 2014, à sa cérémonie officielle de réouverture communément appelée « Amphi de rentrée ».  La manifestation s’est déroulement en présence des étudiants, des enseignants et des responsables de l’école.

Pour la énième fois de son histoire, le Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information (Cesti) a renoué avec sa tradition. Comme chaque année, l’établissement organise une rencontre solennelle avant la reprise des cours. C’est le moment pour les responsables de l’école d’expliquer aux étudiants, nouvellement admis au concours très sélectif, les règles de fonctionnement de l’institution. C’est aussi une occasion pour ces derniers de faire connaissance avec les anciens étudiants et de poser des questions éventuellement.

Cette année, ils sont 25 étudiants retenus (15 en 1ère Année et 10 en 2ème Année) sur environs 1 000 candidats au concours d’entrée. Le Cesti étant une école à vocation panafricaine, c’est pourquoi on note la présence de plusieurs nationalités africaines. Parfois, il arrive que l’établissement se déplace pour aller organiser le concours dans un pays. C’était le cas cette année au Bénin, tout comme l’année dernière. Parmi les nouveaux admis, on compte 6 béninois, 1 togolais et 1 camerounais.

Président de la cérémonie, le chef du département – Communication – du Cesti, Mamadou Ndiaye a rappelé et insisté sur  l’assiduité, la ponctualité, la discipline, comportements incontournables de réussite au Cesti. Il s’est également appesanti sur les programmes d’enseignement et les activités pédagogiques corollaires. A lui de poursuivre : « Tout le matériel nécessaire et adéquat pour faire les travaux pratiques convenablement est disponible ».Et  d’ajouter : « Le Cesti est classé par l’Unesco comme la 1ère école de journalisme  en Afrique francophone, 3ème en Afrique, 10ème au monde, c’est pourquoi nous devons préserver ce label ».

Ensuite, c’est le tour des enseignants de faire leurs témoignages et le rappel de quelques principes journalistiques. On retiendra de ces derniers que, le journalisme est métier qui passe par la rigueur, l’exigence, l’organisation, la méthode, le travail bien fait entre autres. Ils ont également insisté sur l’humilité et la modestie dont le journaliste doit faire preuve et se consacrer à la formation pour réussir.

Autre aspect important évoqué par les formateurs, c’est le niveau des étudiants, notamment en français, qui selon eux, a progressivement régressé ces dernières années. Ils ont aussi déploré le manque de recherches de la part des étudiants. Ainsi, ils les ont exhortés à beaucoup lire pour s’améliorer et combler leurs lacunes.

Les questions des étudiants n’ont pas manqué, surtout les nouveaux, mais les responsables de l’école et les enseignants étaient là pour apporter des éléments de réponses aux préoccupations des uns et des autres. Ils également eu droit à une visite guidée des locaux de l'établissement.

Dans une ambiance de bon enfant, chacun s’est présenté tour à tour, avec des encouragements, remerciements et des vœux de bonne année académique 2014-2015. Les cours vont démarrer dès ce jeudi 23 octobre à 8 heures comme disent les wolofs : « Oubbi tay, Diang Tay ».

mercredi 22 octobre 2014

OU EN EST-ON AVEC LES "ÉTATS-UNIS D'AFRIQUE" APRES KHADDAFI ?

20 octobre 201120 octobre 2014 : l’Afrique se rappelle, particulièrement les libyens. Trois ans, jour pour jour quand le président libyen, le colonel Mouammar Khaddafi fût assassiné par l’OTAN pendant ce qu’ils ont appelés « la libération du peuple libyen ». Une libération dont les effets négatifs persistent toujours puisque l’instabilité et l’insécurité ont atteint une proportion jamais égalée dans ce pays.

C’était pendant ce qu’il est convenu d’appeler le « printemps arabe » qu’une révolution a été déclenchée à Benghazi, 2ème ville de la Libye après la capitale Tripoli. Une révolution qui a mis fin à 42 ans de règne du « guide de la révolution libyenne », Mouammar Khaddafi.  Ce jour-là, l’Afrique a perdu un de ses grands dirigeants et un des pères fondateurs de l’Union Africaine. Pendant toute sa vie politique, il a combattu l’impérialisme et le néocolonialisme. Il a toujours prôné la formation des « Etats-Unis – Afrique », son cheval de bataille d’ailleurs.

Bien que qualifié par certains comme un dictateur monarchique, Khaddafi a su rassembler ses paires africains et il s’est toujours opposé aux occidentaux quand il le fallait. Il était un facilitateur aguerri  dans la résolution des conflits sur le continent. Ce qui lui conférait une notoriété aux côtés de ses paires africains et occidentaux.

Au récent Forum social africain – tenu à Dakar du 15 au 19 octobre dernier – l’idée de la création des « Etats-Unis – Afrique », est revenue plusieurs fois au centre des débats. Et, elle va être au cœur des échanges lors du prochain Forum social mondial prévu en mars 2015 à Tunis, selon les mouvements sociaux africains.

Peut-on aller  vers les "Etats-Unis d’Afrique" ?

La question est difficile à répondre. Surtout quand on connait les rivalités et disparités qui existent entre les pays francophones et anglophones, d’une part, concernant leur vision. Et d’autre part, la connivence entre certains dirigeants africains et leurs homologues occidentaux particulièrement de la France. La fameuse coopération « Françafrique » continue encore son épisode, malgré la volonté « ambiguë » du président français François Hollande à la bannir. Car, on se rappelle le 05 décembre 2013 pendant que l’Afrique perdait un de ses grands leaders, Nelson Mandela, la plupart des présidents africains se trouvait à l’Elysée pour un sommet « France – Afrique » sur la sécurité. Le récent sommet « Etats-Unis – Afrique » – tenu  en Aout 2014 à Washington – en est une autre illustration.

Autre problème qui mine le continent africain, c’est le manque d’intégration effective. Jusqu’aujourd’hui, la libre circulation des biens et des personnes, garantie par les textes, se heurte à un réel obstacle de pratique sur le terrain. Même au niveau des sous-régions, il  y a un manque crucial d’intégration à plus forte raison à l’échelle continentale.

En plus de cela, les crises et les conflits se multiplient sur le continent du jour au lendemain, freinant ainsi les avancées déjà acquises. Les répercussions de la chute de Khaddafi, persistent toujours au Nord du Mali et dans tout le Sahara. Sans compter l’épidémie du virus Ebola qui sévit depuis quelques mois en Afrique de l’Ouest et qui continue à faire des ravages en vies humaines. Un fléau que les africains ne sont pas encore parvenus à surmonter.

Dans de telles situations, il semble difficile de réaliser le projet porté par Khaddafi  à savoir  les « Etats-Unis – Afrique ». D’aucuns pensaient que son renversement aurait ouvert la voie à une nouvelle démocratie en Libye. Mais à l’évidence, on s’est rendu compte que sa chute était la petite goutte qui a fait déborder le vase. Depuis lors le bateau libyen ne fait que tanguer, pourvu qu’il ne chavire pas.

dimanche 19 octobre 2014

FORUM SOCIAL AFRICAIN DAKAR 2014 : NON AUX APE

L’ONG Oxfam a organisé un atelier sur le thème : « Oui, l’APE menace notre alimentation », le vendredi 18 octobre. C’était au CICES où se tient la 7ème édition de Forum social africain (Fsa), Dakar 2014.



Des acteurs de la société civile se sont retrouvés pour débattre des questions relatives à l’avenir de l’économie de l’Afrique de l’Ouest. Les débats ont gravité autour de ce qu’il est convenu d’appeler les « Accords de Partenariat Economique (APE) », entre l’Union européenne et la Cedeao. Des accords qui, selon les initiateurs visent à garantir et améliorer de bonnes relations de marchés entre les  deux continents.

Une initiative que certains acteurs sociaux africains voient d’un mauvais œil. Pour Fanta Diallo du collectif « Non aux APE », cette convention n’est qu’une invasion déguisée des produits africains au profit de l’Europe. On retiendra d’elle que : « les APE dans leur essence sont une agression contre leurs marchés et que les dirigeants africains doivent avoir le courage de les rejeter pour l’intérêt de leur peuple ». « Produisons et consommons local, au lieu de signer des accords illusoires qui ne nous mènent qu’à l’insécurité alimentaire et à la dépendance de l’Occident » a martelé Fanta Diallo.

Quant au chercheur Alioune Niang, il pense qu’on ne doit pas juger négativement les APE sans auparavant comprendre le contenu des textes y afférents. A lui de poursuivre :« il est prévu dans ces accords que l’Union européenne ne va pas s’ingérer dans la régulation des marchés africains et que la dimension alimentaire y est aussi bien prise en compte ». Pour lui, les effets négatifs ou positifs dépendrons de la mise en œuvre de ces accords par les chefs d’Etat africains. Il a également interpellé les députés de la Cedeao sur la question car, dit-il, ils ont un rôle important à y jouer puisque le dernier mot leur revient en tant porte-paroles de leur peuple.

Face à cette interpellation, la réaction du député Cheikh Oumar Sy ne s’est pas fait attendre. Pour ce dernier, jusqu’au jour d’aujourd’hui, le gouvernement du Sénégal ne leur a pas informé sur la question. Et d’ajouter que : « Avant même les discussions sur ces accords l’Etat devait consulter l’assemblée nationale mais il ne l’a pas fait ».

De son côté, Jerome Diara d’Oxfam a indexé les gouvernants africains. Il a affirmé que : « Cette situation est due au fait qu’à la Cedeao, il manque de politiques cohérentes en adéquation avec les politiques agricoles communes ».

Par ailleurs, dans la perspective de continuer leur combat, le collectif « Non aux APE » organise une rencontre le samedi 18 octobre à la place de l’Obélisque à partir de 16 heures.

mercredi 15 octobre 2014

FSA DAKAR 2014 : UN AIR D'ESPOIR POUR LES MOUVEMENTS SOCIAUX AFRICAINS

La septième édition du Forum social africain (Fsa) prévue du 15 au 19 octobre à Dakar a ouvert ses portes ce mercredi. Avec comme thème : « crises, guerres et interventions militaires extérieures pour le contrôle des ressources : quelles réponses des mouvements sociaux africains », la présente édition se veut décisive selon les organisateurs, eu égard au contexte actuel du continent.

En effet, c’une marche pacifique allant de la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS) à la place de l’Obélisque qui a servi de tremplin pour le lancement de l’évènement. Une manifestation qui a vu la participation de plusieurs altermondialistes et mouvements sociaux africains. Et ce, pour marquer leur engagement et réaffirmer leur volonté à lutter contre les « agressions impérialistes » contre le continent africain.

Malgré la forte chaleur qui régnait, la société africaine est sortie pour dire « Non » à l'impérialisme, au néolibéralisme, au capitalisme, aux Accords de Partenariat Economique, à l'accaparement des terres et des ressources africaines, à la fermeture des frontières et aux conflits en Afrique.

On pouvait également lire sur les pancartes et les banderoles des slogans comme « Trop de promesses, nous voulons des actes concrets Maintenant !  Cultivons la Paix ! Unissons-nous contre Ebola ! ».

Autre point marquant de la marche, c’est l’hommage rendu au panafricaniste Thomas Sankara, lequel, une minute de silence a été observée à sa mémoire. Les participants ont également dénoncé son assassinat et rappelé ses idéaux. D’ailleurs, selon les organisateurs, le fait de démarrer le forum ce 15 octobre n’est pas fortuit car c’est la date anniversaire de la mort de Sankara (15 octobre 1987). D’où, toute la pertinence du choix de cette date.

Les mouvements sociaux africains ont aussi prôné la libre circulation entre les pays, l’agriculture familiale, l’autosuffisance alimentaire, l’éradication et la prévention des conflits entre autres.

Une occasion pour Babacar Diop « Buuba » de livrer ses impressions. Selon lui, le Fsa doit permettre des échanges approfondis, des alternatives mieux élaborées, un nouveau souffle pour les mouvements sociaux africains et mondiaux afin d’avoir des sociétés de paix et de justice. Comme le traduit le slogan du Fsa « Un autre monde est possible, construisons-le Ensemble ».

A rappeler que le Fsa de Dakar a pour but de préparer le Forum social mondial(Fsm) qui doit se tenir en mars 2015 à Tunis.  

lundi 16 juin 2014

LE NOUVEL ANNUAIRE DE L'ASSEMBLEE NATIONALE : LA PARITE COMME INNOVATION


La salle de conférence de la Fondation Konrad Adenauer a abrité, le mercredi 11 juin 2014, la cérémonie de lancement du nouveau numéro des « Cahiers de l’Alternance ».







Le Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information (Cesti) et la Fondation Konrad Adenauer (FKA) ont perpétué la tradition en procédant au lancement de la nouvelle publication des « Cahiers de l’Alternance ». C’était le mercredi 11 juin 2014 au siège de l’institution allemande. Intitulé « Assemblée nationale du Sénégal – La 12ème législature (2012-2017) sous  le signe de la parité », ce nouveau numéro a pour ambition de contribuer à une bonne connaissance de la deuxième institution de la République. 

L’ouvrage retrace l’historique de cette institution, son fonctionnement, sa composition, mais aussi le parcours et la vie des hommes et des femmes qui l’ont marquée. Il traite également des portraits des  députés qui y siègent. Le livre revient aussi sur la vie politique des différents présidents qui se sont succédés à la tête de cette institution. Ce document de trois cents vingt-cinq (325) pages est le résultat d’un an de recherches, d’interviews, de reportages et d’écrits menés par des étudiants de 41ème promotion du Cesti, en fin de cycle. 

Avec l’adoption de la loi sur la parité de 2010, des changements considérables ont été notés dans la composition de l’assemblée nationale. Ainsi, avec les dernières législatives de 2012, on compte 64 femmes sur les 150 députés élus. D’où, l’importance toute particulière de cette nouvelle publication. L’Assemblée nationale incarne la volonté populaire. C’est pourquoi les producteurs de cet ouvrage ont jugé nécessaire que le peuple a le droit d’être informé sur leurs représentants, qui sont censés décider en leur nom et pour leur compte. C’est ainsi que le Cesti en collaboration avec l’Assemblée nationale et avec l’appui de la FKA ont réalisé cet annuaire. Une réalisation appréciée par la Directrice des Etudes du Cesti, Madame Sall Cousson Traoré. Selon la représentante du Directeur du Cesti « le travail  est de qualité et riche en information ». 

L’occasion était également bonne pour la chargée de programmes de la FKA, de rappeler l’utilité de cet ouvrage. Selon Madame Ute Bocandé, ce 17ème numéro des « Cahiers de l’Alternance », va permettre non seulement de faire connaitre l’Assemblée nationale aux électeurs, mais aussi et surtout, de permettre à ces derniers, de rentrer facilement en contact avec leurs représentants.

C’était également le moment pour les rédacteurs de revenir sur les difficultés rencontrées dans la réalisation. Des difficultés relatives à la réticence, à l’indisponibilité, aux barrières linguistiques et religieuses, à l’absence de CV de certains députés…

Des réalités qui doivent être bannies à en croire les participants. D’autres ont proposé un 3ème annuaire pour reconstituer la composition de l’Assemblée nationale car les députés ont une obligation d’information envers leurs électeurs. Le règlement intérieur étant une loi organique, c’est pourquoi il doit être modifié afin de prendre en compte les dispositions de la loi sur la parité » a indiqué un des panélistes.

Un autre annuaire a déjà été consacré en 2004, à la 10ème législature de l’Assemblée nationale. Mais celui-ci, apporte une innovation de taille avec la prise en compte d’une dimension paritaire dans la composition de l’hémicycle. Cette cérémonie s’est déroulée en présence des rédacteurs de l’ouvrage accompagnés de leurs encadreurs, Mamadou Koumé Mamadou Kassé tous deux formateurs au Cesti, des médias et de plusieurs partenaires concernés.

jeudi 5 juin 2014

REGARDS CROISES SUR LA SITUATION D'INSECURITE AU MALI ET AU NIGERIA

Le Réseau des boursiers et anciens boursiers de la Fondation Konrad Adenauer (Rebafka) a tenu son énième thé-débat, ce dimanche 1er juin 2014. Cette rencontre qui se tient chaque dernier dimanche du mois, est une occasion pour les boursiers et anciens boursiers de la Fondation Konrad Adenauer (FKA) se retrouvent pour débattre des questions d’actualité africaine. Au menu des échanges il a été question de la déroute de l'armée malienne par les groupes armés à Kidal et de l'enlèvement des filles adolescentes (plus de 250) au Nigeria par la secte islamiste Boko Haram.  

Tout d’abord à propos du premier sujet, les participants ont soulevé deux interrogations à savoir : Le Mali a-t-il les moyens de faire la guerre ? Quelles solutions pour une sortie durable de crise ? S’agissant de la première question, certains ont répondu par l’affirmatif car pour eux, les maliens ont perdu une bataille mais pas la guerre. Mieux, l’armée malienne est en formation depuis quelques mois.

Pour d’autres, à l’état actuel des choses, le pays du Roi Soundiata Keita n’est pas prêt pour aller en guerre. Selon eux, vus les évènements survenus les 17 et 21 mai 2014 à Kidal, l’Etat malien se trouve en position de faiblesse vis-à-vis de ses adversaires que sont les groupes armés du Nord. 

D’aucuns pensent même que le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) et ses alliés peuvent désormais exiger voire demander  plus que ce qu’ils revendiquaient avant,  parce que disent-ils, la donne a changé en leur faveur.  

Ainsi, ils ont proposé comme solutions le dialogue entre maliens et rebelles, la reconstruction et restructuration de l'armée malienne, l’aménagement de l’appareil politique de l’Etat pour ne citer que celles-ci.

S’agissant du second aspect de la rencontre, les poulains de la FKA se sont beaucoup « indignés » par cet enlèvement de grande envergure des jeunes innocentes filles par Boko Haram. A les en croire, « si le Nigeria qui est considéré comme la première puissance militaire de l’Afrique ne peut pas sécuriser sa population, il y a de quoi à s’inquiéter ».

Manifestement, ils ont du mal à concevoir qu’un tel rapt puisse être fait sans que l’armée nigériane ne s’en rende pas compte encore moins celle des pays frontaliers. C’est pourquoi, ils ont pointé du doigt la responsabilité des chefs d’Etats africains. Selon eux,  ces derniers ne coopèrent pas entre eux et ils ne se concertent jamais sur les questions les concernant mutuellement ou unanimement. 

Pour preuve, tout récemment c’est après « instructions » du président français, François Hollande, que le président Paul Biya du Cameroun a accepté de collaborer avec son homologue nigérian Goodluck Jonathan pour traquer les islamistes de Boko Haram. Mieux, les membres du Rebafka convergent sur le fait que c’est parce que la première dame des Etats-Unis, Michelle Obama, a initié le célèbre slogan de revendication « #Bring Back Our Girls », que les africains se sont associés. 

Rappelant ainsi, l’inaction et l’incapacité de l’Union Africaine et la Communauté économique et de développement des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à réagir comme ce fût le cas au Mali. « Il a fallu que la France intervienne pour que chaque Etat décide d’envoyer des troupes », ont-ils martelé.   

Autre point important qui a été soulevé lors de cette causerie-débat, les deux Congo qui récemment ont décidé de s’imposer des visas alors que ce sont les pays dont les capitales sont les plus proches au monde, au-delà de leur histoire commune. Ce qui leur fait dire que l’Afrique ne peut venir à bout de ses crises et difficultés tant que les africains ne créent pas une vision propre à eux-mêmes pour leur continent. Mais pas en copiant toujours les autres. 

Au sortir de cette rencontre, riche et fructueuse voire houleuse, les membres du Rebafka se sont accordés sur la nécessité de réorganiser ou créer un système de défense et de sécurité fiable pour les Etats africains.  Ils ont également proposé des solutions sinon des pistes de sortie de crise parmi lesquelles on peut retenir le dialogue  et la négociation comme mécanisme privilégié de résolution des conflits, des hommes qualifiés et    panafricains au sens propre du terme entre autres…

mercredi 4 juin 2014

L'HONORABLE DIALLO AISSATA TOURE FACE A SES COMPATRIOTES AU SENEGAL


De passage à Dakar, la présidente de la Commission des affaires étrangères et des maliens de l'extérieur de l'assemblée nationale du Mali a tenu une rencontre d’échanges avec ses compatriotes vivant au Sénégal.

La salle de réunion de l’ambassade du Mali au Sénégal a servi de cadre, ce mercredi, pour la rencontre entre la communauté malienne et la présidente de la Commission des affaires étrangères et des maliens de l'extérieur de l'assemblée nationale. Dès l’entame de ses propos, Madame Diallo Aïssata Touré a rappelé le but de cette entrevue. On retiendra d’elle que son ambition est « d’informer et de sensibiliser ses concitoyens sur la situation du pays, de s’enquérir de leurs préoccupations mais aussi de leur apporter les salutations des autorités maliennes ». Pour ce faire, la députée élue à Youarou  (région de Mopti) a d’abord appelé à la vigilance afin d’éviter tout amalgame. Car pour elle, la façon dont certains médias traitent la question de Kidal n’est pas tout à fait la réalité sur le terrain. Ainsi, Madame Diallo a insisté sur le fait que « il ne faut croire à tout ce qui se dit et qui se raconte ».

Pour son hôte du jour, l’ambassadeur du Mali au Sénégal : « il faut informer juste et vrai » en ce qui concerne la crise qui secoue le pays. Avant d’ouvrir les débats, Moulaye Kalil Ascofaré a témoigné de l’engagement et de la disponibilité de la communauté malienne vivant au Sénégal. Rappelant ainsi, la caravane d’une valeur de plus soixante-dix  millions (70 000 000) de francs CFA,  organisée par cette dernière en 2012 pour soutenir les déplacés du Nord. Et de poursuivre : « nous sommes aussi la première communauté à l’extérieur à faire une déclaration de soutien au gouvernement et à l’armée lors des évènements survenus à Kidal les 17 et 21 mai derniers ».

Interpellée sur la situation à Kidal, Aïssata Touré a laissé entendre que « la responsabilité est partagée entre les deux parties ». Néanmoins, pour elle, l’heure n’est pas la recherche des coupables mais plutôt au dialogue et la négociation. Comme autres interpellations, on peut noter l’homologation des diplômes étrangers, le flux migratoire des maliens (mendiants),  les conditions pour le cantonnement des combattants, un répertoire et un suivi des fonctionnaires maliens à l'étranger… Des questions qui seront étudiées et prises en compte l’honorable députée. Concernant cette dernière revendication Madame Diallo Aissata Touré a assuré qu’un « projet de loi en étude, est déjà sur la table de l’hémicycle dans ce sens ».

Des échanges fructueux, contradictoires et souvent houleux, qui n’ont pas laissé indifférente la parlementaire. Au point de rappeler qu’elle et homologues, ont été élus sur la base du changement. A l’en croire, ce changement doit se traduire par la transparence, la communication, la sensibilisation, mais aussi et surtout,  l’interaction et les débats.

D’où, le sens et l’importance de la rencontre de ce jour selon la présidente de la Commission des affaires étrangères et des maliens de l'extérieur de l'assemblée nationale. Des prières pour le retour de la Paix au Mali, ont mis fin à la réunion.