lundi 24 novembre 2014

MALI : LE PREMIER MINISTRE MOUSSA MARA SANS DETOUR AVEC LES MALIENS DU SENEGAL

De passage au Dakar, le premier ministre Moussa MARA a rencontré la communauté malienne. Objectif : informer et échanger avec ses compatriotes sur les nouvelles du pays, mais aussi et surtout, de s’imprégner des préoccupations de ces derniers. C’était le dimanche 23 novembre 2014 à l’Ambassade de la République du Mali au Sénégal. 
  


Cette visite du premier ministre malien entre dans le cadre des « 15èmes Assises des experts comptables francophones » qui se tiennent à Dakar les 24 et 25 novembre. Invité spécial de son homologue sénégalais Mohamed Boun Abdoullahi Dione, Moussa Mara en a profité pour rencontrer ses compatriotes vivant dans la capitale sénégalaise, le dimanche 23 novembre. Un accueil à la hauteur de l’hôte du jour, car hommes et femmes, jeunes et vieux, professionnels et étudiants ainsi que tous les corps de métiers étaient représentés.

Au menu des échanges, il a été question des dossiers brûlants de l’actualité du pays. Il s’agit évidemment des pourparlers inclusifs inter-maliens (4è phase) qui se tiennent actuellement à Alger, de l’épidémie d’Ebola, de la situation du pays et des préoccupations des maliens de l’extérieur particulièrement ceux du Sénégal.

Concernant le premier point, le chef du gouvernement a assuré qu’aucun accord ne sera signé qui ira à l’encontre des aspirations du peuple malien. Il a également indiqué que les populations seront au cœur du processus de négociations car toutes les décisions leurs seront soumises et amendées par elles avant d’être adoptées. Moussa MARA a également réaffirmé qu’il n’y aura pas de partition (Azawad), ni de statut particulier, ni de fédéralisme encore moins d’autonomie pour les régions du Nord du Mali. Car « le Mali est une République laïque, Un et Indivisible » a-t-il rappelé. Et de poursuivre : «  selon un sondage des Etats-Unis publié le mois dernier, 85% des populations du Nord sont défavorables à l’Azawad, ce qui prouve que le Mali est un seul Etat uni ».

Par rapport à Ebola, le locataire de la primature s’est montré rassurant. Selon lui, on doit éviter la psychose, sensibiliser les populations, déclarer les cas suspects et continuer à faire les mesures de prévention et d’hygiène. Il a également indiqué que le gouvernement est en train de mettre tout en œuvre pour contenir la maladie afin d’éviter sa propagation. Et ce, par la mise en place d’un site de traitement équipé d’un dispositif adéquat à cet effet à la frontière guinéenne. 

D’ailleurs, avant de venir à Dakar il s’est rendu auparavant à Kouramalé, (frontière guinéenne) en compagnie de son ministre de la santé pour s’enquérir de la situation sur place. Une visite dont il s’est réjoui. Par contre, il  a déploré le manque de surveillance de la part des autorités guinéennes qui selon lui ne fournissent pas assez d’efforts pour contrôler les passagers. Ce qui complique davantage la tâche pour les agents sanitaires maliens. 


Moussa MARA a aussi affirmé  que quatre cents treize (413) personnes sont sous surveillance sanitaire au Mali. L’identification et le recensement des cas suspects continuent toujours. Emérite expert-comptable, le premier ministre a laissé entendre que les évaluations faites par son équipe pour lutter contre Ebola s’élève à six (6) milliards de nos francs par mois. Un chiffre qui pourrait augmenter en cas de progrès de l’épidémie.

 
Parlant de la gouvernance, Moussa MARA a annoncé des projets d’investissements, de construction de routes, d’infrastructures et de cinquante mille (50 000) logements d’ici l’horizon 2018, de l’amélioration du secteur de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche,… Il est également revenu sur l’achat de l’avion présidentiel et des armes par le ministère de la défense. A ce sujet, il a indiqué que désormais tous les rapports mensuels relatifs aux marchés publics du gouvernement sont publiés et soumis au Fonds Monétaire International. On retiendra de lui, que le procureur Daniel Tessougué travaille d’arrache-pied sur les deux dossiers et qu’éventuellement les délinquants financiers seront jugés et condamnés. Il a enfin rappelé que pour la première fois, depuis sa création en 1962, l’armée malienne sera auditée. 

Le président du parti «Yelema » (changement en bambara), a profité de cette rencontre pour inviter ses compatriotes à plus de patriotisme et de citoyenneté. Pour lui, le changement doit commencer d’abord par les citoyens avant l’Etat. Il n’a pas non plus manqué de soulever la question de la corruption qui a atteint un niveau très élevé dans le pays mais aussi celle de la lutte contre la drogue. 

Sur ce point, l’ambassadeur de la République du Mali au Sénégal n’a pas raté l’occasion pour revenir sur la délinquance de certains de ses compatriotes. Selon Moulaye Ali Kalil Ascofaré, il y a plus de cent (100) détenus maliens dans les prisons sénégalaises dont 80% des jeunes impliqués dans des trafics de cocaïne. Les interrogations, les interpellations  et les doléances n’ont pas manqué du côté des maliens de Dakar. A cet effet, le chef du gouvernement s’est engagé à étudier toutes les questions posées et les préoccupations évoquées.

Sur la même lancée, il a annoncé la construction d’une Maison des maliens de l’extérieur à Bamako-Senou dont la première pierre sera posée en 2015. A cela s’ajoute également, la création d’une agence pour la qualité de l’enseignement supérieur charger d’homologuer les diplômes universitaires privés et étrangers.

 

A propos de l’épineuse question relative aux événements survenus en mai dernier à Kidal, Moussa MARA a éclairé la lanterne de ses compatriotes. A l’en croire : « les régions du Nord ont été déclarées comme « Théâtre des opérations » par décret présidentiel. Donc, s’il doit y avoir des actions militaires ou pas dans cette, c’est au Commandant de zone de donner l’ordre. Il n’a besoin ni de l’autorisation du ministre de la défense, ni du premier ministre encore moins du président. Il a le plein pouvoir pour agir en toute légalité et légitimité ».

Avant la levée de la séance, des prières ont été faites pour le retour définitif  et durable de la Paix au Mali, en Afrique et dans le monde.

samedi 22 novembre 2014

LE PORT AUTONOME DE DAKAR, 1ère ENTREPRISE LA PLUS DYNAMIQUE DU SENEGAL



Fidèle à sa tradition, le Cabinet Eco Finances Entreprises, a organisé la 4ème édition du « Gala des 100 entreprises les plus dynamiques du Sénégal ». La cérémonie s’est déroulée à l’hôtel King Fahd Palace de Dakar, dans la nuit du 22 au 23 novembre 2014. Plusieurs opérateurs économiques et dirigeants d’entreprises ont pris part à cette manifestation annuelle célébrant l’excellence.

Le Cabinet Eco Finances Entreprises perpétue son credo, c’est-à-dire célébrer l’excellence professionnelle des entreprises évoluant dans l’espace UEMOA. Après le Mali le 14 juin dernier, c’est au tour du Sénégal d’abriter sa 4ème édition du « Gala des 100 entreprises les plus dynamiques du Sénégal ».

Tenu ce week-end à Dakar, cet événement vise à distinguer les entreprises sénégalaises les plus performantes et compétitives de l’année. Pour l’occasion, c’est le Port Autonome de Dakar qui a été primé 1ère entreprise dynamique. Intervenant dans le secteur des activités avec 300 milliards de francs CFA d’investissements en 2 ans, c’est la 1ère société africaine en matière de gestion du capital et financier.

Cette distinction se fait à la base de certains comme le chiffre d’affaires, la qualité de service, l’émergence… Une manière pour le Cabinet Eco Finances Entreprisesqui promeut l’économie ouest-africaine de récompenser la performance et l’innovation des entreprises dudit espace. La plupart de ces entreprises mises en compétitions évoluent dans divers secteurs et couvrent tout le Sénégal voire la sous-région ouest-africaine.

Voici le Top 15 des entreprises les plus dynamiques du Sénégal en 2014 et leur domaine d’intervention :

1-    Port Autonome de Dakar : secteur des activités portuaires

2-    Tracto Service Equipement : secteur agricole

3-    TOTAL Sénégal : secteur des hydrocarbures

4-    Groupe SONAM Assurances : secteur des assurances

5-    Afric Management, secteur  du management (recrutement)

6-    Ecobank : secteur bancaire

7-    Banque Atlantique du Sénégal : secteur bancaire

8-    Caisse Nationale du Crédit Agricole du Sénégal (CNCAS) : secteur agricole

9-    GIM-UEMOA : secteur monnaie-facture

10-                      NEUROTECH : secteur informatique

11-                      Agence de la Sécurité de Proximité (ASP) : secteur de la sécurité

12-                      Cabinet RMA Sénégal : secteur de l’audit et de l’expertise comptable

13-                      Groupe Futurs Médias : secteur de la presse

14-                       AMS Technology : secteur de l’accueil

15-              Groupe Sonatel : secteur des télécommunications     

vendredi 21 novembre 2014

XVè SOMMET DE LA FRANCOPHONIE-DAKAR 2014

Faire entendre la voix des populations : un défi à relever pour l'IPAO
Dans le cadre de la couverture des activités de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), l’Institut Panos Afrique de l’Ouest (IPAO) a organisé une réunion d’information à son siège. Tenue le vendredi 21 novembre 2014, cette rencontre vise à préparer, orienter et à dégager les grandes lignes et les angles de traitement des différentes manifestations prévues à cette occasion.
 
Pour une meilleure couverture du XVè sommet de la Francophonie –Dakar 2014, l’Institut Panos Afrique de l’Ouest (IPAO) a tenu une réunion d’information le vendredi 21 novembre. Objectif, échanger avec les journalistes mobilisés à cet effet afin de bien répondre aux objectifs visés. Au menu des échanges, les questions de démocratie, de gouvernance, de genre, de droits de l’Homme entre autres. 

Selon Pauline Bend, directrice des programmes de l’IPAO, le but recherché c’est surtout de faire entendre les autres voix que sont celles des citoyens francophones. Et de poursuivre que « Il faut se démarquer du traitement habituel des médias qui, très souvent ne font que relayer les points de vue des décideurs politiques. Nous, nous voulons donner la parole aux populations pour faire entendre leur voix ». En un mot l’enjeu fondamental, c’est la participation des citoyens.

Les sujets comme l’épidémie d’Ebola et la fermeture des frontières, la libre circulation des biens et des personnes, l’économie et la culture francophones, la valeur ajoutée de la Francophonie, les enjeux, défis et attentes des populations seront également traités lors cet évènement. 

La question des femmes et des jeunes aussi va occuper une place importante dans ce XVè sommet de l’Organisation Internationale de la Francophonie prévu les 29 et 30 novembre 2014. Surtout quand on sait que le thème même est évocateur « Femmes et jeunes en Francophonie, Vecteurs de paix, Acteurs de développement ». De l’avis de Libasse HANE de l’IPAO, les femmes et les jeunes représentent 60% de la population francophone. Mais, ils ne contrôlent que 20% de l’économie et les 80% sont gérés par les décideurs politiques. Ce qui constitue selon lui une inégalité qu’il faut enrayer pour établir l’équité et la justice sociale.  

D’autres activités corollaires sont également prévues à savoir des émissions-débats sur les radios et télévisions partenaires (Soxna fm, Convergence fm, 2STV…) afin de donner plus de visibilité à l’évènement. Par ailleurs, l’IPAO compte faire un journal (Flamme-d’ Afrique) en collaboration avec le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal pour faire un état des lieux dans chacun de ces pays. 

L’Institut Panos Afrique de l’Ouest avec sa vocation régionale couvre en plus de l’espace Cedeao, le Cameroun, la Mauritanie et la Tunisie.



samedi 15 novembre 2014

XVè SOMMET DE LA FRANCOPHONIE – DAKAR 2014



Les femmes réclament plus de droits et de responsabilités

En prélude du sommet des chefs d’Etat francophone Dakar 2014, l’Agence universitaire de la Francophonie – Bureau Afrique de l’Ouest, a organisé un colloque sur la thématique : « femmes universitaires, femmes de pouvoir ? ». La manifestation s’est déroulée les 13 et 14 novembre dernier sous la présidence du professeur Mary Teuw NIANE, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique à l’hôtel Radisson Blu. 

Pendant deux (2) jours les femmes universitaires francophones se sont retrouvées à Dakar pour réfléchir et débattre des questions les concernant. C’était à la faveur d’un colloque organisé par l’Agence universitaire de la Francophonie sur le sujet : « femmes universitaires, femmes de pouvoir ? ». Un thème qui vient à point nommé surtout quand sait celui du prochain sommet de la francophonie est consacré aux femmes.


Il s’agissait au cours de ce conclave, pour ces enseignantes et chercheuses universitaires de discuter des problèmes, des difficultés, des discriminations, des stéréotypes… dont elles font l’objet. Ainsi, la question de l’égalité des chances entre homme-femme et celle de la compétence de femmes sont revenues plusieurs fois au centre des échanges. Quels mécanismes et stratégies adoptés pour que les femmes puissent s’affirmer. A cela s’ajoute également l’accès des femmes à des postes de responsabilités, leur formation et leur engagement en politique, mais aussi et surtout, la promotion, l’appui et le renforcement de leurs capacités et de leurs publications entre autres. Le sujet du harcèlement sexuel dont les femmes sont victimes à l’université a été aussi dénoncé et condamné lors de ce séminaire.


Il était également question de soulever les défis qu’elles doivent relever afin d’améliorer les conditions d’existence et de travail dans l’espace universitaire. Et cela, à travers des tables rondes au cours desquelles, ces femmes francophones inter-réagissent par des communications, des interrogations et des contributions.


A l’issue de ce colloque, les participantes sont parvenues à faire dix (10) recommandations parmi lesquelles on peut retenir :

-         La formation des responsables politiques et les cadres de la fonction publique à l’égalité hommes-femmes ;

-         La dotation des ministères de l’enseignement supérieur et de la recherche d’une direction l’égalité hommes-femmes

-         La mise en place d’un observatoire du genre dans les universités membres ;

-         La mise en place des modules de formation sur le genre ;

-         Une législation pour assurer la parité au sein des instances dirigeantes des établissements universitaires et de recherche ;

-         L’ajout d’un article sur la parité et le genre à la charte d’adhésion de l’Agence universitaire de la Francophonie ...


Le ministre conseiller de la Francophonie auprès du président de la République, Penda MBOW a profité de l’occasion pour inviter  ses collègues à plus d’engagement et de persévérance afin que ces recommandations puissent être matérialisées. 


Pour sa part, Bernard CERQUIGLINI, recteur de l’Agence universitaire de la Francophonie a affirmé que les conclusions ainsi formulées seront soumises aux différents chefs d’Etat lors du XVè sommet de la Francophonie, prévu les 29 et 30 novembre prochain.

Plus de deux cents participants (200) dont une trentaine venue de l’étranger ont pris part à ce rendez-vous du monde universitaire et scientifique.

mercredi 5 novembre 2014

AUDIO : SENEGAL : JOURNALISME ET COMMUNICATION, UN DOMAINE CONVOITE PAR LES ETUDIANTS MALIENS

De nos jours, bon nombre d’étudiants maliens poursuivent leurs études à Dakar. Certains choisissent comme filière : journalisme et communication. Quelles sont les raisons de ce choix ? Voici quelques éléments de réponse dans ce dossier...