mardi 27 mai 2014

AUDIO : CRISE A KIDAL : LA COMMUNAUTE MALIENNE AU SENEGAL JOUE SA PARTITION

La communauté malienne à Dakar a tenu un sit-in le samedi dernier devant l’ambassade du Mali au Sénégal. Objectif, soutenir le gouvernement malien et son armée pour la situation qui sévit dans le Nord du pays. Mais aussi, dénoncer les exactions récemment commises à Kidal. La manifestation était organisée par l’Association des Elèves, Etudiants et Stagiaires Maliens au Sénégal et le Conseil National de la Jeunesse Malienne au Sénégal en collaboration avec le Haut Conseil des Maliens du Sénégal.
Reportage... 

lundi 5 mai 2014

JOURNÉE MONDIALE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE : LES JOURNALISTES COMME AGENTS DE DEVELOPPEMENT

La journée mondiale de la liberté de la presse est célébrée le 03 mai. Cette année, le thème retenu par la communauté internationale est : « la liberté des médias pour un avenir meilleur : contribuer à l’agenda de développement post-2015 ». Au Sénégal, la manifestation a été organisée par l’Unesco en collaboration avec ses partenaires notamment le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) et l’ONG « Article 19 », au Grand Théâtre de Dakar.
Le Sénégal, à l’instar de la communauté internationale, a célébré, le samedi 03 mai au Grand Théâtre de Dakar, lajournée mondiale de la liberté de la presse. Axée sur le thème : « la liberté des médias pour un avenir meilleur : contribuer à l’agenda de développement post-2015 », cette manifestation a réuni le monde de la presse sénégalaise et des acteurs œuvrant dans le domaine. Un thème qui anticipe déjà sur la période post-OMD (Objectifs du millénaire pour le développement) dont l’évaluation a commencé, il y a deux ans.
Pour rappel, la Journée mondiale de la liberté de presse a été instaurée par l'Assemblée générale des Nations Unies en décembre 1993 après la tenue du séminaire pour le développement d'une presse africaine indépendante et pluraliste déroulé à Windhoek (Namibie) en 1991. Au cours de cette 21ème édition, l’Unesco (Dakar) a mis l’accent sur trois (3) sous-thèmes interdépendants à savoir : l’importance des médias dans le développement ; la sécurité des journalistes et l’Etat de droit ; la durabilité et l’intégrité du journalisme. Cette journée souligne également l’importance de médias indépendants, libres et pluralistes pour protéger et promouvoir les droits fondamentaux de la liberté d’opinion et d’expression, garantie par la Déclaration universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948.
Une liberté souvent bafouée dans bon nombre de pays (Ndlr : rapport 2014 RSF). En ce qui concerne le Sénégal, on note un léger recul dans le classement 2014 de Reporters Sans Frontières. Une régression due à la non adoption du nouveau code de la presse selon la directrice du bureau régional multisectoriel de l’Unesco pour l’Afrique de l’Ouest/Sahel. Madame Ann-Theresse Ndong Jatta a évoqué l’essor des sites d’informations en lignes au Sénégal. Ainsi, elle a rappelé la volonté de son organisation de considérer ces supports d’informations au même titre que ceux classiques. Et de poursuivre : « la liberté de la presse n’est l’affaire des journalistes seulement mais de tout le monde parce que c’est une composante de la liberté d’expression ».
Le secrétaire général du Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication sociale du Sénégal (Synpics) a profité de cette occasion pour insister sur le professionnalisme et la formation des journalistes. Ibrahima Khalil Ndiaye a dénoncé les licenciements abusifs et les mauvais traitements dont ces derniers sont souvent victimes. Il a également invité les élus de la nation à adopter le nouveau code de la presse car pour lui c’est un besoin urgent pour la sécurité, l’intégrité, la viabilité et le professionnalisme des journalistes.
Abondant dans le même sens, le directeur de cabinet du ministère de la Communication et de l’Économie numérique a réaffirmé la détermination du gouvernement pour l’adoption de ce code de deux cents quatre vingts quatre (284) articles. Alioune Dramé s’est dit favorable à la dépénalisation  des délits de presse tout en insistant sur les notions de responsabilité, l’encadrement et le suivi dans les rédactions.
Autre point marquant de la journée, un documentaire intitulé «Au nom de la liberté de la presse » réalisé par Diabou Bessane, suivi de débats et échanges. Ce film d’environ cinquante deux (52) minutes rend hommage aux pionniers de la presse sénégalaise. De grandes figures journalistiques comme Pathé Dieng, Mansour Sow, Babacar Touré, Mame Less Camara entre autres prennent la parole dans ce magazine pour faire des témoignages poignants et marquants de l’histoire de la presse au Sénégal.
Dans toutes les interventions, c’est le même message qui revient le plus souvent. C'est-à-dire : l’humilité, la modestie, l’éthique et la déontologie et surtout l’amour du métier. D’autres aussi ont déploré la paresse intellectuelle de certains journalistes favorisée par l’internet (copier-coller). Un des panelistes a affirmé que : « un journaliste mal formé est un danger pour la société ».
A travers cette journée, les organisateurs entendaient faire du journaliste « un agent de développement » d’où le choix et la portée du thème de cette année. Car, ils peuvent et doivent contribuer au développement durable de la société.
Cette manifestation s’est déroulée en présence de plusieurs journalistes, du Centre d’études des sciences et techniques de l’Information (Cesti) et des collaborateurs de la presse. Le public a également eu droit à un sketch sur la liberté de la presse de la troupe théâtrale « Espoir de la banlieue ». Auparavant, des prières ont été faites à la mémoire de Ibrahima Ndong , chef technique de la Radiodiffusion télévision sénégalaise (RTS) décédé la veille (02 mai) dans un accident sur la route de Matam.

samedi 3 mai 2014

AUDIO : LE CNJM-SECTION SENEGAL APPORTE SA PIERRE A L'EDIFICE DU PAYS

Le Conseil National de la Jeunesse Malienne au Sénégal a tenu une conférence-débat à la maison de la culture « Douta Seck » de Dakar, le samedi 26 avril dernier. Objectif, réunir la jeunesse malienne pour réfléchir et discuter sur l’avenir de leur pays. La manifestation placée sous la présidence de l’ambassade du Mali au Sénégal, s’est déroulée en présence de la communauté malienne vivant à Dakar et banlieue.

Reportage...

jeudi 24 avril 2014

AUDIO : LA DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE, UN TERME "COMPLEXE ET AMBIGU"

La « démocratie participative » est un concept difficile à cerner selon la directrice du (CEDEM). Titulaire d’un doctorat en Sciences Sociales et ayant effectué des recherches sur les questions relatives à ce « nouveau mode de gouvernance », Fatimata Ly Fall explique les aspects liés à ce terme, puis évoque quelques actions menées par son organisation dans ce sens. Elle s’exprimait ainsi, à l’occasion d’un carrefour d’actualités organisé dans le cadre de la deuxième phase du projet « Médias et Bonne gouvernance », initié par le Cesti en partenariat Oxfam Novib sur le thème « démocratie participative au Sénégal ». Cette manifestation, tenue le mercredi 23 avril 2014, a enregistré la participation de plusieurs organisations de la Société Civile sénégalaise notamment le Forum Civil et le mouvement « Yen a marre ».

Extrait…

mercredi 16 avril 2014

VISITE DE IBK A DAKAR : LE CONSEIL DES MALIENS DU SÉNÉGAL PRÉSENTE SES DOLEANCES

La dernière étape de la visite du président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keita au Sénégal, l’a conduit mardi à son ancien temple du savoir, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) afin de s’adresser à la communauté malienne vivant au Sénégal. Auparavant, dans la matinée, il a été sur l’Ile de Gorée puis aux Entrepôts maliens au Sénégal.

Il était environs seize (16) heures, quand le président de la République du Mali, son excellence Ibrahim Boubacar Keita (IBK) a fait son entrée dans la grande salle de conférence de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Accompagné de son épouse, d’une forte délégation et de son hôte du jour, le recteur de l’Ucad le professeur Saliou Ndiaye, IBK était venu rencontrer la communauté malienne vivant au Sénégal pour s’adresser à eux. Une sorte de retrouvaille pour lui car c’est dans cette même Université qu’il a fait une partie de ses études supérieures.

Tout à coup, on pouvait entendre des bruits et acclamations des maliens venus massivement accueillir et écouter leur président. Dans la salle, pleine, on peut également voir des banderoles, des pancartes des t-shirts à l’effigie du Rassemblement pour le Mali (RPM), le parti au pouvoir et des photos d’IBK ainsi que des messages de soutien à lui.

Après avoir chanté l’hymne national du Mali en chœur, place est faite aux officiels pour leur discours respectifs. Comme le dit l’adage « A tout seigneur, tout honneur », le recteur de l’Ucad a eu le privilège d’ouvrir la séance. Dans son allocution, il a annoncé la volonté de son institution de décorer IBK au grade de « Docteur Honoris Causa » de l’Ucad. Une promesse faite depuis la première visite de Chef de l’Etat malien à Dakar, il y a quelques mois, qui selon le Professeur Ndiaye sera effective dans les jours à venir.

Le 2ème Vice-président du Conseil des Maliens du Sénégal (CMS), Almadani Ibrahima Touré a profité de cette occasion pour présenter au président Keita, certaines doléances et difficultés auxquelles ses compatriotes sont confrontés. Parmi celles-ci, on peut noter : le coût élevé de la carte d’identité (4 000 f CFA et du passeport à 60 000 f CFA dont la procédure est souvent trop lente), le non respect de la libre circulation des personnes et des biens, les tracasseries sur le corridor Dakar-Bamako, la mendicité, les prisonniers sans assistance, le problème d’insertion des maliens formés à l’extérieur dans la fonction publique, le manque de politique nationale d’immigration, la création d’une mutuelle de santé, la construction  d’une maison de réflexion pour les maliens au Sénégal. Des revendications qui selon le président de la République seront étudiées et prises en compte. Ibrahim Boubacar Keita a ainsi invité ses compatriotes à plus de civisme et de retenue car pour lui, ils doivent respecter et se conformer aux lois du pays d’accueil.

A propos des rumeurs selon lesquelles, le président malien et son homologue sénégalais n’entretiendraient pas de bonnes relations, IBK a apporté quelques éclaircissements « Beaucoup de choses avait été dites comme quoi IBK et Macky Sall sont fâchés, non nous ne le sommes pas. Nous sommes frères et amis. Nous avons de l’affection l’un pour l’autre et nous allons travailler main dans la main pour que les relations entre nos deux  Etats soient envisagées de manière stratégique ».

Concernant la situation au Nord du Mali, il s’est montré ferme sur le caractère indivisible du pays « Nous avons dit que tout pouvait être négocié sauf l’intégrité territoriale du Mali. Oui, au dialogue et à la négociation. Mais, Non à la partition du Mali » a déclaré IBK d’un ton sec et déterminé.

Certes, ils étaient nombreux à venir suivre le discours de leur président « Kankelintigui : l’homme qui n’a qu’une seule parole en Bambara »,  mais force est de reconnaitre que la situation à Kidal sur laquelle la communauté malienne espéraient avoir des informations rassurantes, reste toujours confuse et instable. Après la cérémonie, le président IBK et sa délégation se sont rendus directement à l’aéroport pour regagner Bamako.


lundi 14 avril 2014

PARUTION D'UN NOUVEAU NUMÉRO DE LA REVUE "LA LETTRE DU CITOYEN"

Le Mouvement Citoyen et la Fondation Konrad Adenauer (FKA) ont renoué avec la tradition en procédant au lancement de la publication de la revue « La lettre du citoyen », le mercredi 09 avril 2014. Cette nouvelle édition est intitulée « démocratie, culture et participation citoyenne ». L’ouvrage coproduit par ces deux partenaires véhiculant presque les mêmes idéaux est à sa 3è parution.

« Le Mouvement Citoyen a été à la base de toutes les mutations démocratiques et citoyennes dans ce pays au moins depuis 2008 ». C’est ainsi que s’est exprimée Madame Penda Mbow à l’occasion du lancement de la publication du nouveau numéro de la revue « La lettre du citoyen », le mercredi 09 avril 2014 à Fondation Konrad Adenauer (FKA)
En effet, cette publication est le résultat de sept (7) mois de recherche menée par des membres du Mouvement Citoyen, une organisation de la société civile sénégalaise. Une coproduction avec la Fondation Konrad Adenauer (FKA), un partenaire de longue date. Cet ouvrage de cent trente neuf (139) pages, composé d’écrits scientifiques, est axé sur une approche innovatrice qui met en relation trois (3) concepts : « démocratie, culture et citoyenneté ». D’où tout le mérite des auteurs de cette revue selon la chargée de programmes à la FKA Madame Ute Bocandé, par ailleurs présidente de la séance. On retiendra que « La lettre du citoyen doit être un outil de d’information, de formation et de sensibilisation sur les acquis et le défis de la démocratie sénégalaise».
Le présentateur du livre, le Docteur El Hadji Malick Sy Camara a souligné dans son résumé que « les trois concepts ci-dessus cités sont indissociables ».  Notons également que le présent numéro de « La lettre du citoyen » a été coordonné par le Docteur El Hadji Malick Sy Camara et le Docteur Ousmane Bâ. On retiendra de ce dernier que «Lors des éditions précédentes n’importe qui pouvait contribuer. Mais cette fois-ci le Mouvement Citoyen a innové en optant pour un appel à candidature concernant la rédaction des articles de la revue. Et cela dans un but d’avoir un travail de recherche scientifique ».
Une occasion pour le Professeur Souleymane Gomis, encadreur de certains des auteurs, d’apprécier la qualité du contenu de ce document. Il s’est félicité du rôle joué par le Mouvement Citoyen dans la conscientisation des sénégalais. A lui de déclarer « Je pense que nous en sommes pour quelque chose concernant le départ Wade. Mais le combat ne fait que commencer. Le temps est à l’action et non à la parole quotidienne. Nous devons mesurer et évaluer les actions des sénégalais dans tous les secteurs pour améliorer leurs conditions de vie ».
A ce propos, la présidente fondatrice du Mouvement Citoyen, engagée dans la société civile depuis 1977 parle de son expérience vécue en donnant des pistes. A en croire Madame Penda Mbow « Il faut construire un leadership avec la jeunesse et non avec propre génération ». « Un pays ne peut se construire dans un contexte de contestations permanentes et perpétuelles, non plus avec de la politique seulement, il faut aussi un cadre réflexion, un changement des idées, une participation des intellectuels au débat public» a-t-elle martelé.
Troisième du genre, ce numéro de la revue « La lettre du citoyen » a été rédigé par neuf (9) contributeurs du Mouvement Citoyen dont la présidente Madame Penda Mbow. Cette cérémonie de lancement s’est déroulée en présence des auteurs et de plusieurs acteurs de la société civile.

AUDIO : VISITE D'IBK AU SENEGAL : LES ETUDIANTS MALIENS A DAKAR INTERPELLENT LEUR PRESIDENT

Le président de la République  du Mali, Ibrahim Boubacar Keita vient d’entamer une visite d’Etat de trois (3) jours au Sénégal. Arrivé à l’Aéroport international Léopold Sedar Senghor, hier dimanche 13 avril aux environs de 18 heures, la communauté malienne vivant à Dakar lui a réservé un accueil populaire. Ce lundi, il va s’adresser à l’assemblée nationale du pays hôte à 16 heures. Et enfin, demain mardi, il tiendra une conférence avec la communauté malienne à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad II) avant de regagner son pays. A cette occasion, nous avons approché les étudiants maliens à Dakar pour recueillir leurs impressions sur cette visite et sur la situation de leur pays. 
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